4 LA CAVE A FROMAGE

La cave voûtée, d'où l'on accède depuis la cuisine, est en terre battue. Un puits alimenté par une source de Combloux permettait d’abreuver les bêtes, ce qui évitait d’avoir à sortir et casser la glace dans le bassin extérieur en hiver. Cette résurgence était une chance à l'époque. Elle permettait d'avoir « l'eau courante » dans la maison, surtout lors de la longue saison d’hiver.

L'humidité était favorable à la  conservation des fromages (tommes) que l'on entreposait sur un tourniquet : le « verreu », formé de plusieurs plateaux circulaires pouvant tourner sur un axe central, fiché en terre et inséré dans un trou au plafond. Les fromages y finissaient de mûrir en développant une croûte fleurie avec ses cérons (petits acariens donnant des arômes de noix ou d’épices) . La configuration du « verreu » empêchait aux souris d'atteindre les fromages.

Des toupines (sortes de gros pots en grès) permettaient de conserver la viande séchée, recouverte de saindoux et de s'en servir tout au long de l'année.

« Pour les gens de Combloux la vie s’organisait selon les saisons. A l’automne les feuillages prenaient de belles couleurs, c’était la “démontagneure” (descente des alpages vers les fermes du village), une période de rentrée d’argent, les caves étaient pleines de belles tommes, la fermière pouvait être fière. »

Extrait du livre « Mémoire d’un Combloran »

          Editions Musée de la Pente 

Mémoires d'un Combloran